Le nouvel article, intitulé « Revendications locales, vidéos virales, soutien de LFI… Comment le blocage de quelques lycées s’est transformé en un mouvement d’ampleur », a été mis en ligne récemment.
Partie d’une poignée d’établissement mi-septembre, la contestation a pris de l’ampleur depuis une semaine. Jeudi matin, plus de 300 actions étaient recensées, alors que l’Union syndicale lycéenne appelait un « acte 2 » du mouvement. Sur fond de heurts et de dégradations, le gouvernement charge La France insoumise.
Davantage de moyens, des classes moins chargées, des bâtiments en meilleur état. Depuis plusieurs jours, les lycéens clament leurs revendications en bloquant leurs établissements. Créteil, Paris, Lille, Marseille, Brest, Strasbourg… Jeudi 1er octobre, 340 actions étaient recensés selon l’AFP, citant des remontées policières. L’Union syndicale lycéenne (USL) avait appelé à un « acte 2 », et prévoit une journée d’action le 6 octobre.
Sur le terrain, la situation s’est tendue jeudi, avec plusieurs incendies devant des établissements scolaires et des échauffourées entre lycéens et forces de l’ordre. A l’issue d’une cellule interministérielle de crise, jeudi après-midi, les services du Premier ministre ont estimé que le mouvement était « une manœuvre organisée par La France insoumise et ses proxys de l’ultragauche ». Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, a immédiatement reproché à Matignon de « sombrer dans le complotisme ».
De premiers blocus avaient commencé peu après la rentrée scolaire. D’abord en Bretagne, au lycée Théodore-Monod du Rheu, près de Rennes, où « des problèmes humains et matériels » sont dénoncés par les lycéens. Puis, le 15 septembre, aux lycées Queneau de Villeneuve-d’Ascq (Nord) et Victor-Hugo de Caen (Calvados), où l’emploi du temps surchargé est la principale cause du mécontentement.
Mais c’est à Créteil, dans le Val-de-Marne, que le mouvement se cristallise. Au lendemain d’une grève des enseignants contre le manque de moyens et de personnel, le 17 septembre, les élèves du lycée Saint-Exupéry prennent l’initiative d’organiser un blocus. « Les professeurs nous ont expliqué les raisons de leur mécontentement et on a décidé de se joindre à eux », explique à franceinfo Cheick Sanogo, élève de première dans cet établissement. Ils se disent délaissés par l’Education nationale et dénoncent « le manque de moyens et de personnel, des classes surchargées et un manque de tables dans certaines salles ».
Une source académique et l’Union syndicale lycéenne présentent cette mobilisation comme le point de départ du mouvement national. Avec les réseaux sociaux, « la mobilisation a pris une ampleur inattendue », témoigne Cheick Sanogo. « Ça tourne sur TikTok, Snapchat, Instagram et ça fait énormément de vues », constate l’adolescent de 17 ans.
Des contenus sont postés par les adolescents eux-mêmes, mais aussi par des médias en ligne, comme Booska-P, qui donne la parole à huit élèves du lycée Saint-Exupéry. Ils racontent leur sentiment d’abandon en tant que jeunes habitant en banlieue et expliquent comment ils ont décidé de bloquer leur établissement. « J’invite tous les lycées à faire ça », conclut l’un d’eux. Leur interview, publiée le 24 septembre, totalise 1,4 million de vues sur TikTok. « Ça a pu toucher d’autres lycéens qui sont dans la même situation que nous, voire pire », estime Cheick Sanogo. « Les réseaux sociaux agissent comme un amplificateur de mobilisation et exposent aux récupérations diverses », affirme de son côté le rectorat de Créteil le 28 septembre.
En parallèle, des politiques s’emparent de la mobilisation de ce lycée de Créteil. Le 21 septembre, Louis Boyard et Clémence Guetté, deux députés du groupe La France insoumise, se rendent sur place. Sur X, la publication de Louis Boyard est vue près de 520 000 fois. « Que des personnes importantes, des élus de la République viennent nous soutenir, ça nous fait plaisir. On se sent plus écoutés », confie Cheick Sanogo.
Le mouvement ne tarde pas à se répandre en banlieue parisienne. Le 25 septembre, le rectorat de l’académie de Créteil répertorie une « grosse dizaine » de lycées bloqués, en particulier en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. L’académie de Versailles fait elle aussi état de « perturbations » dans trois établissements de l’Essonne.
Peu à peu, la mobilisation s’organise. Dans un communiqué relayé sur les réseaux sociaux, l’USL appelle à une mobilisation nationale mardi 29 septembre contre le « manque de professeurs et de personnels », les « lycées délabrés », les « emplois du temps et classes surchargés » et le « stress engendré par Parcoursup ». Elle invite aussi les élèves à rejoindre les manifestations pour la fonction publique. En 2025, l’USL avait déjà appelé au blocage national des lycées pour les mêmes raisons. Selon l’organisation, il avait alors été suivi par 170 établissements.
Lors d’une conférence de presse, mercredi, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, signale la présence de « personnes cagoulées, vêtues de noir, munies de projectiles, de mortiers, parfois de bouteilles d’acide chlorhydrique » aux abords des blocages. « Des groupes (…) tentent de provoquer des perturbations et des blocages en tournant d’un établissement à l’autre. (…) Certains sont d’une extrême violence », affirme le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray. Depuis le début des blocus, 119 personnes (85 élèves et 34 membres du personnel) ont été blessées. « C’est du jamais-vu dans l’Education nationale », a déploré Edouard Geffray devant les journalistes. En deux jours, mardi et mercredi, les forces de l’ordre ont procédé à 1 065 arrestations.
Lundi, un lycéen a été blessé au visage après le tir d’un projectile par un policier lors d’un blocage à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise. La scène a été filmée. Sur les réseaux sociaux, les images choquent et font des milliers de vues. Le lendemain, dans les attroupements lycéens, des adolescents brandissent des pancartes dénonçant des violences policières. C’est le cas de Jasmine, scolarisée à Paris : « Je manifeste en soutien aux lycées de banlieue qui ont été réprimés », explique-t-elle à franceinfo devant son établissement du 3e arrondissement.
Dans ce contexte tendu, le gouvernement et La France Insoumise s’accusent mutuellement d’entretenir les tensions. Jean-Luc Mélenchon reproche sur X à l’exécutif d’avoir ordonné la répression avec « un arrière-goût raciste évident ». « Des députés LFI encouragent (…) des jeunes à bloquer les lycées », affirme le ministre de l’Education nationale le 25 septembre sur X. « On ne peut pas réclamer des professeurs et encourager les blocages qui empêchent les élèves d’aller en cours », juge-t-il. Trois jours plus tard, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, fustige une « surenchère irresponsable » : « Instrumentaliser leur colère à des fins partisanes est une faute », estime-t-il. « Les insoumis appellent à la non-violence des méthodes de lutte », assure pour sa part Jean-Luc Mélenchon sur X.
En réponse à la colère, le gouvernement a annoncé mercredi l’ouverture d’une « plateforme de concertation« pour que les lycéens puissent partager leurs « inquiétudes » et leurs « revendications ». Elle sera accessible « lundi, ou mardi matin au plus tard ». En attendant, le mouvement continue de grossir. Les trois principales organisations étudiantes, la Fage, l’Union étudiante et l’Unef, appellent à des manifestations et blocages. Les « organisations représentatives des lycéens » vont être reçues par le ministre de l’Education nationale, a appris franceinfo jeudi de Matignon.
CRÉTEIL : En Péril sur le Plan Financier et Démocratique
Une analyse réalisée en Île-de-France par un organisme indépendant, en collaboration avec une consultation sur internet, met en évidence la détérioration des finances publiques et de la gestion de Créteil.
L’audit a été réalisé par une agence experte en gestion des collectivités publiques. L’étude a pris en compte toutes les mairies et collectivités de l’île-de-France. Les résultats de l’étude pour Créteil sont à votre disposition, afin d’accéder à l’ensemble des informations financières qui ont été étudiées.
Malgré des atouts indiscutables, Créteil a choisi une gestion peu fiable tant sur le plan financier que dans la gestion publique
Sous la direction de LAURENT CATHALA, la municipalité n’a pas anticipé les dérives, permettant ainsi leur installation durable.
Le site indépendant Bilan de Mandat a mené cette enquête en compilant les chiffres budgétaires fournis en ligne par le ministère des Finances, en se basant sur les 7 années précédentes
La dette et ses caractéristiques
Créteil se trouve dans une situation d’endettement qui a pris des tournures ingérables. Cela a des répercussions considérables :
- Augmentation des frais d’emprunt : L’accroissement de la dette entraîne des frais d’intérêt plus importants, restreignant les ressources pour d’autres projets d’investissement.
- Contraction de la capacité d’investissement : La dette excessive limite les possibilités de la commune de financer des projets d’infrastructure ou des services publics nécessaires.
- Danger de non-paiement : Une dette mal maîtrisée augmente le risque de défaut, ce qui va entraîner des sanctions financières ou des restrictions de la part des prêteurs.
- Baisse de la confiance des investisseurs : L’instabilité financière va dissuader les investisseurs, entravant le développement économique de la localité.
- Effet sur la réputation de crédit: Un endettement insoutenable augmente la probabilité de défaillance, ce qui va conduire à des pénalités financières ou à des restrictions de la part des créanciers.
Faible maîtrise de la gestion des finances
La hausse des dépenses d’année en année démontre une gestion financière déficiente. Les impacts de cette situation sont marquants :
- Élargissement des déficits : Un manque de rigueur dans la gestion des dépenses va conduire à des déficits budgétaires croissants, rendant la situation financière encore plus difficile.
- Diminution des fonds alloués aux investissements futurs : Les déficits récurrents vont compromettre la capacité de la commune à investir dans des initiatives futures.
- Perte de confiance : Une gestion financière inefficace affectera la crédibilité de la municipalité, rendant difficile l’accès à des financements extérieurs.
- Dilapidation des ressources : Un manque de contrôle des dépenses pourrait mener à un gaspillage des ressources publiques, nuisant à l’intérêt général.
- Effet sur la qualité des services publics: Une gestion inappropriée des dépenses causera des diminutions dans les services sociaux
Obstacles à la fidélisation et à l’attraction des talents
La situation incertaine de la ville, tant sur le plan financier que sur celui de l’exemplarité, va entraver l’attraction et la rétention des talents, tant au sein du personnel municipal qu’au sein des associations :
- Turnover important : Les employés vont se tourner vers d’autres opportunités, entraînant des coûts considérables en matière de formation et d’intégration.
- Déclin des compétences : Une insuffisance de personnel expérimenté compromettra la qualité des services et l’innovation au sein de la collectivité.
- Difficultés dans l’application des projets: Le manque de personnel qualifié pourrait retarder ou mettre en danger des projets vitaux pour la collectivité.
- Démotivation résultant d’un désintérêt pour une ville qui a évolué en 5 ans en une des principales cités dortoirs de son département.
Influence sur le développement économique de la région
Une gestion financière inappropriée aura aussi des conséquences sur le développement économique, notamment :
- Diminution des investissements financiers : Les entreprises seront hésitantes à s’établir dans une collectivité en crise financière, ce qui réduira les opportunités d’emploi.
- Diminution de l’attrait : Une gestion médiocre va altérer l’image de la collectivité, rendant difficile l’arrivée de nouveaux résidents ou investisseurs.
- Diminution des associations : Les collectivités en proie à des difficultés auront du mal à forger des partenariats avec d’autres acteurs, ce qui limitera les opportunités de coopération.
FAQ de la ville de Créteil
Qui est le maire en charge de Créteil ?
LAURENT CATHALA
Quelle est la situation des associations locales au sein de Créteil ?
Les associations de quartier œuvrent de manière significative pour la culture. Si vous souhaitez obtenir les coordonnées d’une association, vous pouvez consulter l’annuaire en ligne sur le site de la mairie de Créteil
Comment peut-on s’impliquer dans les activités des associations ?
Dans chaque ville, on constate que le nombre d’associations et l’organisation de leurs activités (théâtre, festival…) sont significatifs et ne sont pas influencés par la politique de la mairie. Les associations, comme c’est le cas dans tout le pays, organisent divers événements tout au long de l’année. Pour ceux qui désirent participer, il est simple de s’inscrire à ces activités en ligne, où un simple clic permet d’accéder à l’agenda des événements ou aux numéros de contact des responsables. Inscription rapide en un clic.
Quelle est la principale finding de l’audit financier de Créteil ?
L’enquête met en exergue une dégradation inquiétante des finances publiques et de la gestion de Créteil, soulignant une gestion imprudente sur les plans financier et public.
Quels éléments ont favorisé cette crise financière ?
Bien que le cadre économique soit un élément à considérer, deux tiers des problèmes rencontrés sont attribuables aux choix politiques de la municipalité dirigée par LAURENT CATHALA.
Quelles sont les activités liées à la culture et à l’histoire ?
L’héritage d’une ville illustre sa culture. La mairie ou l’hôtel de ville, les vieilles photographies de l’école, et l’artisanat des métiers d’antan permettent une découverte gratuite, ainsi qu’une transmission et une préservation de ce patrimoine local. Partout en France, les initiatives de sensibilisation veillent à ce que le patrimoine de la ville reste dynamique et à la portée des générations futures.
Quelles sont les sources d’information dans Créteil ?
Principalement, les informations sur le web. Les citoyens peuvent consulter les actualités et le journal municipal de leur ville ainsi que des villes environnantes. Sur le site de la municipalité, il est possible de consulter la page d’accueil destinée aux nouveaux habitants, les numéros utiles pour des démarches variées, l’annuaire des PME, les journées et activités gratuites, les informations relatives à la rentrée scolaire, les menus des cantines, l’espace de confidentialité pour les comptes familles et les démarches administratives, notamment celles liées au secteur scolaire. Sur d’autres sites internet qui ne sont pas administrés par la mairie, les citoyens peuvent accéder aux informations concernant les événements culturels (spectacles, théâtres, festivals) qui enrichissent la vie locale et offrent une perspective sur la culture.
