A connaître cet éditorial : « Une vraie satisfaction », pour la vice-présidente du tribunal de Grenoble

Voilà qui va vous plaire : Un nouveau texte que nous venons de remarquer sur internet et que nous vous reproduisons ci-dessous. La thématique est « la justice ».

Son titre (« Une vraie satisfaction », pour la vice-présidente du tribunal de Grenoble) est parlant.

Identifié sous la signature «d’anonymat
», le journaliste est connu et fiable.

Il n’y a pas de raison de ne pas croire de la fiabilité de ces révélations.

Voici ll’article dont il s’agit :

« La grande satisfaction, c’est de voir que nous sommes enfin entendus » se félicite ce vendredi 6 janvier Elsa Weil, la vice-présidente de tribunal judiciaire de Grenoble. Elle est l’invitée de France Bleu Isère au lendemain du « Plan d’action » dévoilé hier par Eric Dupond-Moretti
, une soixantaine de mesures pour améliorer le fonctionnement de la Justice. le budget du ministère va passer de 9 à 11 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat.

France Bleu Isère : Éric Dupond-Moretti dit vouloir « diviser par deux » les délais de traitement des procédures civiles. On parle des divorces, par exemple, des litiges. Est-ce que ça vous semble possible de diviser par deux les délais ?

Elsa Weil : Alors une division par deux des délais, je crois que c’est un souhait unanimement partagé par toutes les professions judiciaires, en particulier par les magistrats et tous les fonctionnaires des tribunaux. La difficulté, c’est comment y arriver ? Il y a eu un certain nombre d’annonces hier, reste à voir comment ça va se décliner en pratique. Le ministre parle de vouloir introduire plus de médiation, de conciliation. Pourquoi pas mais ça demande beaucoup de temps. Et puis qui va faire ces conciliations ? Les magistrats ? Vu le nombre que nous sommes aujourd’hui, ça paraît très compliqué de diviser par deux les délais. Seront-elles faites par des conciliateurs professionnels et auquel cas, qui va payer ces conciliations ?

Il y a aussi des recrutements annoncés. Sont-ils suffisants selon vous ?

En tout cas, c’est une vraie satisfaction de voir les chiffres tels qu’ils ont été annoncés hier. Ces recrutements sont les bienvenus et on va pouvoir peut-être enfin travailler dans des conditions normales et peut être avec des délais plus appréciables et plus corrects que ce qu’on peut faire aujourd’hui.

Parce qu’aujourd’hui, c’est quoi la moyenne ?

Tout dépend des contentieux. C’est extrêmement variable selon le type de contentieux et selon les endroits. À Grenoble, à l’heure actuelle, on est en difficulté, il nous manque l’équivalent de six postes de magistrats. Donc on augmente nos charges de travail, mais au bout d’un moment, on ne peut plus.

C’est uniquement une question de moyens ou pas ?

Je pense que c’est une question d’organisation et de moyens, c’est toujours un peu les deux. Par contre sur la numérisation, c’est vrai qu’on est en retard. Après, il y a quand même la question des moyens parce qu’une audience, c’est toujours des gens qui sont physiquement présents, avec qui on discute, qu’il faut prendre le temps d’écouter, c’est indispensable. Et puis il y a aussi le temps de la réflexion, parce que ce sont des décisions qui sont extrêmement importantes pour chacune des personnes qu’on reçoit. Et on ne peut pas décider à la va-vite. Ce temps-là est incompressible.

Le garde des Sceaux annonce aussi une refonte de la procédure pénale. Est-ce au fond la grande loi de justice que vous attendiez ?

Nous on a surtout peur que ça soit encore une nouvelle réforme, il y en a une tous les 18 mois à l’heure actuelle. Ce qu’on demande surtout actuellement, c’est une pause législative. Ces réformes, elles s’empilent, ça devient très compliqué pour tous les acteurs du monde judiciaire, pour les avocats, pour les magistrats, pour tout le monde, les greffiers. On demande de la sécurité juridique, que les choses se stabilisent, qu’on sache quel est le droit applicable. Alors oui, peut être réformer, mais il faut prendre le temps quand même de réfléchir en amont.

Dans les annonces qui ont été faites hier, on se dit il y a beaucoup de positif, des recrutements, des hausses de budget… Est-ce qu’il y a des annonces qui vous inquiètent ?

En fait le diable est dans les détails, il va falloir savoir comment les choses vont être mises en place. Et pour l’instant, les détails, on ne les a pas. Donc c’est vrai que pour l’instant, on attend de voir un peu comment les choses vont se décliner concrètement sur le terrain et par quels moyens.

La grande satisfaction, c’est de voir que nous sommes enfin entendus. Les états généraux de la justice ont posé le constat que non, la justice ne va pas très bien et il faut vraiment mettre les moyens pour que cette justice puisse fonctionner normalement. Et c’est quand même un gage d’un bon fonctionnement démocratique que d’avoir une justice qui fonctionne bien. Ça, c’est une très grande satisfaction. Donc en cela, les annonces qui sont faites, bien sûr, elles s’inscrivent dans la droite ligne des conclusions du rapport. Mais là encore, il faut attendre les détails pour savoir exactement ce qu’il en sera.

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